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Odyssée héninoise à Malo-les-Bains

Odyssée héninoise à Malo-les-Bains

publié en août 2018

Mardi 17 juillet, 9 h 15. Notre groupe de Hénin-Beaumont doit prendre la route pour Malo-les-Bains mais compte-tenu du retard, cela veut dire 9 h 45.

Équipage : deux pilotes à la passerelle, Nadège et Christian. Douze matelots, deux mamies, quatre moussaillons de 5 à 13 ans.

Tout le monde sur le quai, les vivres sont embarqués, les équipages aux passerelles, parés à lever l’ancre !

Le voyage se passe sans histoire, pas de mal de mer puisque nous sommes sur la terre ferme. Pour ceux épris de littérature, une petite référence aux classiques :

« Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port [1]. »

Soyons plus modestes, cinq cents se limitaient à vingt.

Ça y est ! Devant nous la mer. Tout au loin les falaises d’Albion. Tout au près du vent, du soleil, du vent et encore du vent.

La baignade s’avère difficile. L’équipage sacrifie le doyen pour aller tremper un orteil. N’écoutant que son courage il entre dans l’eau et en sort encore plus vite qu’il n’est entré !

15 à 17 °C au maximum. Avec le vent ressenti : brrrr !

Du coup tout le monde reste sagement sur la plage, sauf les moussaillons qui s’en donnent à cœur joie. Nadège participe et les aide à construire un château d’If.

Si cela avait été un radeau, tout le monde aurait été médusé… Les enfants sont ravis !

Nadège nous trouve un petit square quelque part dans le centre-ville de Malo-les-Bains pour pique-niquer. À l’ombre, abrités du vent, des bancs, des jeux pour les enfants, que demander de plus ? Il a bien sûr fallu aller chercher le pain. Quatre matelots se sont portés volontaires. Le reste de l’équipage les soupçonne fortement d’avoir fait escale devant un comptoir… Autant dire que lorsqu’ils sont revenus, moult temps après, la volée de bois vert a été copieuse.

Retour à la plage et malheureusement toujours le vent, bien qu’il faisait très nettement meilleur. Chacun s’est adonné à sa petite séance de bronzage, sauf les enfants qui ont profité des jeux sur la plage pour s’amuser tant et plus.

Une journée merveilleuse, qui dépayse et fait du bien. Partage convivial avec ce petit plus : se voir ailleurs qu’à la permanence à résoudre des problèmes parfois plus qu’ardus. Il y avait parmi nous certains qui n’avaient pas vu la mer depuis belle lurette, Coré qui voulait absolument déguster une glace à l’italienne, Danielle et ses cartes postales, Richard, le regard vers l’horizon, une poule devant une fourchette ! Le reste du groupe en balade à droite et à gauche. Il manquait Joëlle et Joël, Manu et Josiane, Richard (l’autre Richard) et Atina, prise hélas par son travail à Arras.

Des mini-vacances à consommer, à reconsommer à l’avenir sans restriction.

Un grand merci au Secours Catholique d’avoir mis à notre disposition les deux véhicules.

Un grand merci à Nadège qui a organisé sans problème cette escapade océane, un merci à Christian pour avoir conduit le second véhicule et enfin, un merci à Chri-Chri qui a eu l’idée de cette odyssée il n’y a pas loin de deux ans.

Fraternité.
Il fallait le faire. Nous l’avons fait !

À refaire vers un autre cap…

Michèle et Claude

[1] Pierre Corneille, « Le Cid ».

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